[HJ : J’espère que la manière dont je présente mon histoire ne posera pas de problèmes… Je crois avoir bien lu toutes les règles pendants des heures et avoir étudiée certaines fiches à la loup, il ne devrait pas y’avoir trop de fautes.]
Nom : Aranel
Prénom : Cécile (2ème et 3ème prénoms : Céline, Marie)
Clan choisi : Aucun réellement : Dans le lycée de la ML mais n’en fait pas partie… Enfin, c’est son premier jour dans cette partie de la ville.
Age : 17ans
Poids et taille : 56kg, 1m66
Race : Humaine
Histoire de votre perso :Le soleil se couche sur Los Angeles, je suis seule. Une fois encore. Depuis combien de temps ? Hmm… J’ai l’impression que c’est depuis toujours… Où suis-je ? Sûrement un de ces coins paumés que j’affectionne… J’entends la circulation plus bas.
Serai-je sur le toit d’un gratte-ciel ?
Peu importe. Je suis seule, encore. Autant en profiter pour réfléchir un peu… Dix sept ans… Dix sept années que j’ai vu le jour en 2067, le 19 du mois de Mai je crois, à Los Angeles.
Cécile.
Voilà le prénom décidé par mes parents, les deux autres n’étant connu que de peu de personne, cela n’a pas d’intérêt. Evidemment, avec de tels prénoms, il est facile de deviner que mes parents sont d’origine Française.
Cécile Aranel…
Ca sonne moyen, non ? Quoique, Céline Aranel et Marie Aranel ne sont pas beaucoup mieux, non ?
Enfin bref, de toutes façons ça n’a pas d’importance.
Pas de problèmes apparent à la naissance, pas de trace du gêne mutateur : En effet, mes parents étaient tout deux Humains mais chacun avaient des cas de mutation chez leurs grands parents, cas dont ils n’ont pas hérité, pas directement du moins… Mes parents ?... Monsieur et Madame tout le monde, aucun interêt à s’attarder sur eux.
Quand j’étais enfant… Que je me rappel, je n’ai eu de lien avec personne en dehors de ma famille proche. Et encore, ils étaient peu nombreux, étant la seule fille et par-dessus le marché la plus jeune, je n’avais guère d’interêt à leurs yeux.
Je souris.
Pourquoi ?
Ah… certainement pour ça : Un souvenir me revient en tête. Une ancienne photo, son image reste gravée dans ma mémoire défaillante… Petite, j’étais vêtue comme… Une petite, justement. Jupe rose, ruban dans les cheveux, couettes, cela va de soit.
Mais ça n’allait pas réellement avec l’archétype reconnu. En effet, mes cheveux sont noirs de jais, autre petit problème :
Le virus commençait déjà à se manifester, ma peau pâlissait peu à peu, le premier symptôme.
Enfin bref’, tout ça n’a plus d’importance maintenant, ce ne sont que des souvenirs, anciens, sans interêt, tout cela est passé.
Oui mais… Que faire mis à part penser, ici, sur ce gratte-ciel ?
Où en étais-je ? Ma mémoire est encore assaillie par Elle.
Elle… Oui, la première fois que je l’ai rencontrée je devais avoir 2 ou 3 ans, en allant en maternel. Une fille de mon âge, la seule qui soit venue me voir. Il ne m’a pas fallut beaucoup de temps pour que nous devenions amies, mêmes enfants.
La différence était là cependant : Je n’avais et, par ailleurs à ce jour c’est toujours le cas, eut de vie sociale en dehors de l’écoeurant cocon familiale, Elle, si.
Son nom ?...
Je l’ai oublié. Mais, cela n’empêche, je n’avais qu’elle comme amie, alors que je n’étais qu’une parmi tant d’autres à ses yeux, sans doutes.
Nous avons grandis comme ça, comme je l’ai dis les événements interne à ma famille n’ont pas d’interêt : La mort de l’un de mes frères dans un accident m’est passé totalement à côté. Enfin…
J’ai dû avoir 6 ou 7 ans la première fois où j’ai été vraiment seule…
Oui, ma seule amie, la seule qui me permettait d’être complète n’était pas là.
Pendant une semaine entière, je n’ai été rien d’autre que le néant… Quelle douleur, je m’en rappel comme si c’était hier… D’ailleurs, n’était-ce pas hier ?
Tiens… Le soleil s’est couché… Il fait noir. Je me sens bien. A cette hauteur, les lumières artificielles de la ville ne m’atteignent pas. Silhouette noire dans l’ombre de la nuit, faiblement éclairée par la lueur des étoiles.
Quoiqu’il en soit… J’ai passé une semaine horrible, seule. C’est la première fois où je me suis rendu compte que mes parents et ma famille étaient des êtres vivants. Oui, ils communiquaient, se nourrissaient, semblaient avoir un certain intérêt pour plusieurs choses…
Oui, disons que pour la première fois je me mis à aller vers eux, l’ennuie, l’extrême solitude dans laquelle je me trouvais sans Elle.
Et c’est là que nous avons eut une idée pour le moins étrange… Il fallait m’occuper, avoir une activité extrascolaire : Danse ? Non… Musique ? Non plus, pas assez doué pour l’un ou pour l’autre… Théâtre non plus…
Et puis, il y’eut comme une sorte de coup de foudre, je n’ai jamais su pourquoi… L’escrime.
Oui, l’escrime. Non pas celle sportive que l’on peut voir aux Jeux Olympiques, mais de l’escrime médiévale, l’escrime martiale dont la seule optique est d’apprendre des techniques de combat libre afin d’occire l’adversaire…
Je commençais donc ce ‘sport’ à l’âge de 6 ans, oui, c’était 6 ans je crois… A moins que… bof, je ne sais plus. Evidemment, je ne faisais pas déjà des combats… Ce n’était qu’une manière comme une autre d’apprendre à me connaître, à me maîtriser… Puis, plus tard, j’apprenais des techniques, bien plus tard.
Enfin, cette horrible semaine passa, et je la retrouvais, Elle, ma seule amie.
Nous partagions tellement de choses… C’est la seule personne avec qui j’ai pu sourire, la seule personne de qui j’ai tout accepté, de peur de la perdre.
Pendant ce temps, je continuais à faire de l’escrime, à m’entraîner et à grandir dans ce monde que je n’ai jamais compris, me cachant derrière ces moments de bonheur éphémère avec Elle et ceux où je combattais mes adversaire, en entraînement évidemment.
Maintenant, qu’en est-il ?... Boarf, je pense que je vais faire un bond dans le futur, mon enfance n’est pas très intéressante, à mes yeux.
Bon, prenons vers l’époque de mes 11/12 ans… Déjà plus âgée, plus ‘mûre’ si je puis dire… Quoique, je n’ai jamais été puéril si je me rappel bien… Enfin, de toutes façons, ma mémoire…
Oui, donc, cette époque, celle de Son premier petit ami… Ecoeurant, un mâle tout ce qu’il y’a de plus mâle : Rustre, lâche, vulgaire, grossier dans tous ses actes…
J’ai énormément souffert de sa présence, Elle l’a su et l’a remarqué… Pourquoi a-t-Elle continué alors ? Pourquoi ?
Je ne l’ai jamais su… Elle devait avoir ses raisons.
Je tremble.
Pourquoi ? Ah, oui… Le soleil est couché depuis longtemps, maintenant… Il fait froid aussi haut…
J’aime le froid. Oui, ça engourdit les sens, c’est tellement agréable… L’on ne se sent plus, plus du tout… Ca doit ressembler à ça, mourir…
Merde… Le froid aide aussi Ca…
Une douleur fulgurante à l’intérieur de ma poitrine. Mes poumons… Saloperie, le virus se manifeste comme ça chez moi… Je tousse fortement. Ca va, j’ai le temps de me redresser pour passer de ma position assise en tailleur pour me mettre à quatre pattes.
Je ne tâcherai pas mes fringues cette fois. Je tousse. Ca y’est, ça arrive.
Un hoquet plus fort que les autres et… ; je crache du sang…
Ca ne va pas s’arrêter de sitôt… Une crise, encore une… On ne peut rien faire contre…
Les premières se sont justement manifestées à cette époque, je me mettais à tousser et à cracher du sang sans raisons. Mes parents m’ont emmenés voir plusieurs médecins ; sans succès. Tous ont bel et bien découvert l’origine du mal, le Virus qui était passé de mes grands parents à mes parents, puis à moi, mais tous avait la même conclusion : Incurable.
Je tousse encore… Un autre hoquet plus puissant me fait encore cracher plus fort…
J’ai mal. Mais, on s’y fait à force…
Voilà, ça cesse… Après environ 5 minutes en générale. Je suis essoufflée. Ca passera, encore, comme d’habitude.
Je me remets assise, essuyant d’un revers de la main le sang qui macule mes lèvres. J’ai ce goût de rouille dans la gorge, celui du sang. Je le connais si bien qu’il en devient agréable, seul point de repère parmi toutes ces choses inconnues.
Enfin, arrêtons là-dessus…
Où en étais-je ?
Ah, oui. Son premier petit ami…
Evidemment, il n’est pas resté longtemps, et nous nous sommes retrouvées après. C’est arrivé plusieurs fois, j’ai compris à force. Je m’éloignais naturellement, me retrouvant seule quand Elle en avait un nouveau… Et, je revenais après, revivant par la grâce de son attention et de son existence.
Hum, en parallèle, je grandissais et devenais plus forte, aidée par l’escrime. J’aimais tellement ces moments de sauvagerie intense où mon adversaire et moi nous regardions dans les yeux, cherchant la faille… Je pense que j’ai toujours été un peu au dessus de la moyenne. Pas la plus forte, non, ni la plus faible, mais pas mal non plus…
J’ai très vite appréciée les lames courbes demandant un maniement bien plus poussé, bien plus fin. Par ailleurs, ça n’a rien à voir mais je n’aime pas réellement les armes à feu… Je ne les détestent pas, non, mais je ne trouve pas ça aussi honorable, aussi noble : Il est bien plus aisé de se servir d’une arme à feu que de savoir croiser le fer…
Le temps passait avec, évidemment, quelques problèmes inhérents à mon âge…
Mais, je n’avais toujours qu’une seule personne, Elle, la seule, l’unique, personne ne comptait à côté.
Je me rappelle encore de ce jour… Oui, nous devions avoir 13 ans… L’un de ses ex-petits amis était pour ainsi dire fou.
Réellement fou. Accompagné d’un ami, il nous a suivie, enfin, surtout Elle, apparemment il n’avait pas de bonnes intentions à son égard.
Ils nous ont abordés, comme pour discuter. Elle ne semblait pas heureuse de le voir, mais engagea la discussion…
Et moi, comme d’habitude, j’étais derrière, silencieuse. Jusqu’à ce que le ton monte, que l’un des deux me mette au sol d’un coup de poing dans le nez…
Et puis, je crois qu’ils ont voulu L’agresser. Oui, ça devait être ça.
Je souris. Oui, encore. Je crois que c’est la première fois que je me suis senti utile. Je ne me promenais jamais sans prendre un poignard sur moi, histoire d’être en paix, avec ma maîtrise de l’escrime… Je me suis relevée, tenant mon nez d’une main, mon arme de l’autre. En me voyant l’un des deux a éclaté de rire en tendant la main pour me reprendre ce qui m’appartenait.
Il en a perdu un doigt... Je me rappel encore de cette sensation, ma lame pénétrant la peau, puis la chaire, son cri de douleur, le sang qui maculait le sol… C’était horrible, je n’étais pas encore ‘habituée’… Après ça, ils s’enfuirent, nous laissant en paix. Et là, je fus récompensée de la meilleure façon possible : Elle me sourit et me prit dans ses bras.
Etrangement, bien que ce soit ma meilleure et ma seule amie, c’était la première fois. Et c’est là que j’ai compris… Je l’aimais. Evidemment je l’aimais depuis la première fois où je l’ai vu, la seule personne à compter pour moi… Mais j’ai compris que je l’aimais réellement. Oui, je suis lesbienne, je n’aime pas les mâles en général et ce depuis toujours. Evidemment, je n’ai jamais prit la peine de lui dire, sachant ce qu’il en était pour elle. Mais, je me contentais d’être en sa présence.
Le temps passait encore…
Un autre souvenir notable me vient à l’esprit :
Vers 14 ans, je me rappel d’une journée magnifique que j’ai passée avec Elle, à faire les magasins comme disent beaucoup. C’était la première fois que ça m’arrivait, je dois avouer que je me moque de mon apparence physique, en général. Là, avec Elle, nous avons refait ma garde-robe.
Je me moquais des vêtements que je mettais mais ça semblait La rendre tellement heureuse… Et oui, c’est là que fut décidé que je serais ‘goth’… Elle disait que j’étais belle comme ça, que ça m’allait, alors, évidemment… A partir de là j’ai commencé à mettre des rangers, de longues jupes noir etc… Et à me maquiller en conséquence : Lèvre constamment noir, pareil pour les paupières… Quand aux cheveux, pas la peine, leur couleur naturelle étant le noir…
Evidemment, suite à ça quelques problèmes se présentèrent sous la forme d’agressions sans raisons, mais cela n’a pas d’importance…
Le temps passait et je ne l’aimais pas loin… J’étais proche d’elle et heureuse, mais je voulais plus… Seulement, jamais je n’ai osé, non, jamais. Je déchaînais cette frustration lors des combats organisés, mais très vite cela non plus ne suffit plus : Quelques autres élèves comme moi organisait et pratiquait des combats réel à l’insu de tous. La plupart s’arrêtaient au premier sang, d’autre continuait un peu, et certains finissaient jusqu’à ce que l’un des deux tombe dans le coma, ou pire.
L’excitation et la tension d’un vrai combat étaient nécessaires pour calmer ma rage. Je n’en suis que rarement sortis indemne, mais, alors que je combattais, je progressais peu à peu, devenant même l’une des meilleur du lieu où j’étais inscrite.
Le temps passa ainsi, toujours avec Elle, heureuse en sa présence, néant en son absence.
Je crois que c’est à l’âge de mes seize ans, oui… Il y’a un an de cela, ou deux, je ne me rappel plus exactement, tout est flou depuis… Oui, un jour Elle n’était pas en cour. Ce n’était pas la première fois, sûrement en train de prendre une cuite, ou une connerie du genre…
Et moi, comme la grosse c***e que je suis, j’ai fais comme si de rien n’étais, rentrant chez moi… Mais je crois que c’est un coup de téléphone reçus chez moi qui m’a fait réagir… Ses parents se demandaient où Elle était.
Panique. Je rentre dans ma chambre, sans hésiter, je ceins mes cimeterres, je prends mes couteaux de combat et je sors.
Pas long de retrouver l’enfoiré qui est censé être son petit ami, en panique. Il me dit où elle est, j’y vais sans attendre. Mais cette ville est gigantesque, surtout lorsque l’on cherche un endroit précis le plus rapidement possible…
Je suis arrivée trop tard, beaucoup trop tard. Elle était là, gisant dans son sang, probablement violée puis tuée.
Pourquoi ?
Je n’ai jamais su. Je crois que je suis morte ce jour là. Mon premier réflexe a été de m’allonger au près d’Elle, de prendre mon poignard et de me trancher les veines. M’abandonner au froid de la mort, avec Elle, c’était tout ce qui me restait… Oui, ça doit vraiment ressembler à ça
Merde… J’ai des soubresauts, pourquoi ? Je sens quelque quelque chose percute ma main. Une larme… Je pleure ? Oui… Pourquoi ? Pourquoi ai-je été trop lente ? Pourquoi est-elle morte ? Pourquoi lui ont-ils fait ça ? Des mâles, à tous les coups… Je les hais. Elle ne leur avait rien fait…
Pourquoi ne suis-je pas partie avec elle ?
J’ai froid…
Fly me to the moon and let me…
Merde... Je délire encore...
Pourquoi cette saloperie de virus n’est pas mortelle? J’y serais passé y’a longtemps, j’aurais pas vu cette horreur… Merde… Je ris, un rire nerveux...
FAIS CHIER !
J’en peux plus… Ma main droite vient arracher le bracelet de cuir qui recouvre mon avant bras, avant de prendre mon poignard. Le contact de l’acier avec ma peau… Je ne le savoure pas longtemps, j’appuie et je tire… à plusieurs reprises, en différents endroits, des entailles plus ou moins légères : Je règle mes problèmes avec la Lame !
Rien de mortelle je crois, malheureusement… Quoique j’ai dû toucher une veine, mais pas assez… Je m’en fous, bordel, pourquoi je me colle pas cette lame dans le foie ? Là où la douleur est la plus aiguë, hein ? Pourquoi ? Je n’ai pas peur, non, je n’ai plus rien depuis…
Je sais ! C’est une punition… Je m’en veux toujours autant, je me hais, pourquoi l’ai-je laissée seule, hein ? Je dois vivre avec cette douleur constante, je me hais, comment me faire plus souffrir qu’en survivant, hein ?